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Veria

 

Au pied du Vermion, près de la route Thessalonique-Edessa, Veria est le chef-lieu de la région. Elle porte le même nom et est située à la même place que la ville antique. C'est une ville de contrastes où les religions orthodoxe, juive et musulmane y font bon ménage, dans leurs témoignages artistiques tout au moins. En plus des églises byzantines (une trentaine mais seules quelques-unes sont ouvertes à la visite), Veria possède également un minaret et un quartier juif rempli de maisons richement ornées et surplombant un ravin, des moulins à eau dans le quartier de Kiriotissa, des musées archéologique et du folklore (Saraphoglou), un groupe de maisons turques ainsi que quelques maisons de style traditionnel. Les maisons construites sur les remparts utilisent les matériaux de ces derniers. Le quartier "Tria Potamia" (les 3 fleuves) est tout en verdure, cascades et ruisseaux bruissants.

 

Parmi les vestiges archéologiques notons les ruines du VIe siècle av. JC, les vestiges de remparts dont la partie la mieux conservée est au nord avec une porte et une tour, les remparts hellénistiques ayant subi d’importantes réparations au IIIe siècle ap. JC et quelques vestiges de l'époque romaine. Sur les remparts notons le nombre d'hypogées des IIIe et IIe siècle av. JC à chambre funéraire taillée dans la roche. Les remparts ont été restaurés aux époques romaine et paléochrétienne. Ils sont longs de 3.000m mais peu de structures sont conservées aujourd'hui. L'acropole possède une tour centrale (époque de la domination serbe) conservée sur une hauteur restreinte.

Aujourd'hui la fortification entoure la ville des côtés sud-ouest, sud, est et nord en suivant le plan des murs plus anciens datés du IIIe siècle ap. JC. Elle a été reconstruite et renforcée lorsque la ville était en danger face aux invasions allemandes. Des morceaux des murs originaux et hellénistiques ont été incorporés dans la nouvelle structure. La fortification du IIIe siècle subit également des reconstructions et réparations lors des siècles qui suivirent. Elle a été reconstruite en 1016 par l'empereur Basile II et a été de nouveau réparée par Theodoros Komnenos Doukas après la libération de Veroia fin 1214 ou début 1215. Trois portes principales servent de points de départ des routes reliant Veroia aux autres villes de Macédoine.

 

Le site archéologique d'Agios Patapios était le centre de la Véria antique et paléochrétienne, situé du côté est de la route principale menant de la porte nord de l'enceinte fortifiée à l'intérieur de la ville antique. C'est dans les ruines de bâtiments de l'époque romaine que l'ensemble le plus étendu a été fouillé, ce qui donne un aperçu très important de l'organisation de la ville au cours de la période paléochrétienne. Des parties d'un complexe immobilier avec de vastes sols en mosaïque, un baptistère paléochrétien organisé sur le site d'un édifice romain antérieur (nymphée ?), une basilique paléochrétienne avec ses ajouts, ainsi qu'une partie de l'édifice de l'évêché y furent révélés. Selon les données des fouilles, l'abandon du site ne devrait pas être antérieure au début du VIIe siècle, période au cours de laquelle un vaste cimetière a été créé dans les ruines du bâtiment du complexe. Le site semble être resté en désuétude jusqu'à la période post-byzantine. A la fin du XVe siècle, un atelier de poterie fut créé à cet endroit, tandis qu'au XVIe siècle, l'église post-byzantine d'Agios Patapios fut construite sur les ruines de la basilique paléochrétienne. Cette église était à l’origine une église à 3 nefs avec narthex (côté ouest). Au XVe siècle, elle a été transformée en église à nef unique. On trouve des fresques du XVe siècle dans le diakonikon, du XVIe et du XVIIIe.

Le baptistère (seconde moitié du IVe s., à été construit sur l'emplacement d'au moins deux bâtiments antérieurs. Lors de la création du baptistère, ce bâtiment fonctionnait comme un phare communiquant par quatre portes avec les couloirs l'entourant. Au centre du phare, a été dévoilée la piscine monumentale, constituée d'une construction à huit côtés dont les côtés sont formés de niches qui se tournent alternativement vers l'intérieur et vers l'extérieur. À l’intérieur, une structure cruciforme en marbre a été fouillée, dont les antennes créent une encoche étroite et peu profonde sur leur surface supérieure. L'approvisionnement en eau nécessaire au baptême se faisait avec un tuyau cylindrique en terre cuite.

À l'ouest du bâtiment, un large espace rectangulaire servait probablement de parvis du baptistère. Au centre de cet espace, une partie d'une construction rectangulaire élaborée a été révélée, qui pourrait peut-être être interprétée comme un piédestal pour le trône de l'évêque, ce qui indique la fonction parallèle de la maison à cour et comme catéchuménium.

De fortes traces d'incendie, particulièrement visibles à l'extérieur de la niche sud du tétraconque, permettent de supposer que le baptistère a été détruit par un incendie peu après la première moitié du Ve siècle.

L'imposante salle du IVe s. au sud-ouest de la maison avec cour et d'usage contemporain du baptistère, est particulièrement intéressante.

Les ruines du complexe furent rapidement recouvertes d'un remblai, suivi d'une nouvelle construction comprenant une imposante basilique paléochrétienne de la première moitié du Ve siècle au sud-ouest du complexe, sous les fondations de l'église post-byzantine d'Agios Patapios. Typologiquement, elle appartient au type des basiliques à nef transversale à deux nefs. Le sol de la nef centrale était recouvert de marbre, tandis que ses bas-côtés et les ailes extérieures avaient des sols en mosaïque datés de la première moitié du Ve siècle.

Au nord et au sud de la basilique, une série d'agrandissements ont été réalisés avec des pièces en proximité directe et en communication avec elle. L'un d'eux, qui relie et communique avec le bas-côté nord de la basilique, est un bâtiment allongé qui se termine par un arc en plein cintre à l'est. Bien que l'enquête sur le site n'ait fourni aucune preuve de l'utilisation de l'espace voûté, sa fonction d'« observatoire » pourrait néanmoins être supposée.

Enfin, la structure funéraire découverte au sud du temple présente un grand intérêt. Il s'agit d'un édifice funéraire souterrain, voûté, presque rectangulaire et doté d'un petit vestibule. Sa présence à l'intérieur de la ville pourrait peut-être être interprétée comme un cas typique de la continuation du caractère culte d'une zone, sanctifiée avec la construction d'une église chrétienne.

 

De nombreuses églises byzantines ont été bâties dans les cours des maisons afin que l'occupant turc ne s'aperçoive de leur existence. Veria est d’ailleurs parfois considérée comme la ville des églises secrètes. Leurs fresques (saint Nicolas, saint Christophe, le prophète Elie) sont fort belles. En 1912, on dénombrait 59 églises byzantines ou post-byzantines ouvertes au culte et 13 en ruine. Aujourd'hui on en trouve 48 (du XIIe au XVIIIe siècle) dont 40 avec fresques.

Seul le choeur subsiste de l'édifice originel d’Agios Ioannis Theologos (XIIIe s.), une basilique à trois nefs couverte par une toiture à charpente de bois. Elle fut restaurée et agrandie aux XVIIe et XVIIIe s. A noter, quelques peintures du XIIIe s., notamment une représentation du saint patron de l'église penché sur un évangile richement relié.

L'ancienne métropole (vers 1070-1080) est consacrée aux Apostolon Petou kai Pavlou (apôtres Pierre et Paul). Ancienne basilique à 3 nefs, la méridionale manquant maintenant, est couverte en charpente. Nous pouvons y voir des colonnes et chapiteaux provenant d'un édifice paléochrétien ainsi que des fresques de deux époques différentes, de 1215-1230 et vers 1320. Elle a été transformée en mosquée sous la domination ottomane. Elle a été rénovée en 1667-1668.

Agia Anna était à l’origine à nef unique mais en possède maintenant deux avec narthex. Ses fresques originelles du XVe siècle sont conservées sur les deux faces du mur occidental. Les autres fresques du XVIe siècle sont en mauvais état de conservation.

Agia Anna est une basilique à 3 nefs du XVIIIe siècle. Notons un espace réservé aux femmes en forme de U, des plafonds en bois et une décoration peinte.

Agia Fotini possède un portail de bois sculpté, des chapiteaux byzantins et de nombreuses fresques.

Agia Paraskévi (XIVe) est une église à nef unique. La nef septentrionale et le narthex ont été rajoutés au XVIIe siècles. Notons des vestiges des anciennes fresques.

Agioi Theodoroi (XIVe siècle) est une église à nef unique transformée en double nef vers la fin XVIIe ou au début du XVIIIe siècle. Elle est décorée de fresques des XIVe (mauvais état), XVIe, XVIIe ou XVIIIe siècle.

Agion Kirikou kai Ioulittis est une église à nef unique avec une galerie à l'est. À l'origine, c'était une église en croix inscrite à coupole et le katholikon d’un monastère. Le XVIe siècle vit l’effondrement de la coupole. Elle a été peinte en 1582 et de nouvelles fresques ont été rajoutées lors de lors de restaurations en 1644.

Agios Andreas est une église à nef unique décorée de fresques du XVIIe siècle.

Agios Andreas tis Kyriotissas est une église à nef unique du XVe siècle. Une galerie continue fermée au Nord et à l'Est sera rajoutée plus tard. Elle est couverte d’une toiture commune à 4 pentes et possède quelques fresques de 1720. Ici et là nous pouvons encore voir des traces de fresques originelles du XVe siècle.

Agios Antonios o Neos (Saint Antoine le Jeune) est une basilique à 3 nefs construite en 1860.

Agios Dimitrios est une église à 3 nefs du milieu du XVIe siècle. On y trouve quelques fresques de bonne qualité.

Agios Georgios est une basilique paroissiale à 3 nefs avec peu de fresques du XVIIe siècle conservées sur le mur sud.

Agios Georgios du Seigneur Grammatikos est une église du XIVe siècle à 3 nefs couvertes en charpente. Elle subit de nombreuses restaurations ultérieures. Sur le côté nord de la nef méridionale nous pouvons encore voir quelques fresques originelles. Elle a été fermée et transformée en espace séparé en 1629. Les autres fresques datent des XVIIe et XVIIIe siècles.

Agios Georgios tis Makariotissas est une église à nef unique du XVe siècle transformée au XVIIe en église à 3 nefs. Dans la nef centrale nous avons des fresques du XVe et de 1643.

Agios Ioannis o Eleïmon (Saint Jean le Miséricorde) et Agioi Nikolaos, Spyridon & Eleftherios n'ont rien de particulier.

Agios Kerykos possédait des peintures originelles du XIIIe s. recouvertes d'un nouveau cycle au XVIe s. L'édifice est toujours entouré de vieilles maisons comme l'étaient toutes les églises de Véria du temps de la domination ottomane.

Agios Nikolaos, connue sous le nom d'Agios Spyridon, est une église à 3 nefs couvertes en charpente. Sur les murs sud et ouest nous voyons encore quelques fresques de 1616.

Agios Nikolaos de Gourna est une église à 3 nefs avec narthex. On peut voir des fresques originelles du XVe siècle dans le sanctuaire et sur les murs est et sud, les fresques du narthex datant de 1525 et les autres du XVIe siècle, 1638 et 1642.

Agios Nikolaos du moine Anthimos (ou Lamarinas) est une église à 3 nefs avec narthex. Elle date du XVIe siècle et ses fresques ont été peintes en 1565.

Agios Nikolaos o Amoleftos Arhontos Kalokratas (Saint Nicolas le Pur du Seigneur Kalokratas) est une basilique à 3 nefs du XVIe siècle décorée de fresques en 1565.

Agios Nikolaos tis Makariotissas est un édifice avec narthex et quelques fresques des années 1571 à 1574 et de la fin du XVIIe siècle ou début XVIIIe.

Agios Nikolaos tou Psara (ou Fanouriou) est une basilique à 3 nefs couverte en charpente, antérieure à 1602. Dans le sanctuaire nous voyons des fresques du XVIIe siècle.

Agios Prokopios était à l’origine à nef unique et a été transformée au XVIIe siècle en basilique à 3 nefs avec narthex. La paroi ouest de la nef centrale possède encore des traces de décoration primitive sous les fresques plus récentes (1607-1608) bien conservées.

Agios Sabbas tis Kyriotissas est une basilique à 3 nefs du XIIIe siècle dont seul le sanctuaire est conservé, le reste ayant été refait au XVIIIe. Dans le sanctuaire nous pouvons encore voir des fresques des XIIIe et XVe siècle.

Agios Stefanos est une église à 3 nefs du XVIIIe siècle avec des tribunes réservées aux femmes à l'Ouest. La colonnade est une récupération de chapiteaux paléochrétiens. L’église a été rénovée en 1827.

Agios Vassilios (XVIIIe siècle) est une église à 2 nefs et possède une tribune réservée aux femmes. Il n’y a pas de décoration intérieure.

Agios Vlassios (Saint Blaise) est une des églises les plus importantes de Veria. A nef unique au XIVe (fresques 1320), on lui en rajouta deux au XVIe siècle et une galerie au sud au XIVe. Des fresques furent également rajoutées au XIVe siècle. Au XVIe siècle, elle est couverte d'une toiture à double pentes et de nouvelles fresques sont peintes comme au XVIIe et XVIIIe siècle (rajout de quelques figures). Aux alentours d’Agios Vlassios, on découvrira de belles maisons balkaniques, dont certaines ont été réhabilitées.

Anastassis tou Sotiros Christou (Résurection du Christ Sauveur) est une église à nef unique couverte en charpente. 1315 marque la fin des travaux et la décoration (cfr. inscription au-dessus de l'entrée occidentale). Ancien katholikon d'un monastère, des parties de son pavement originel en marbre existent encore. La galerie périmétrique a été rajoutée au XVIIIe siècle et décorée de fresques en 1727.

Christ Antiphonitis est une église à nef unique citée dans un document de 1326 et possédant dans sa conque des fresques du XVIIIe siècle.

Evangelistria (Vierge de l'Annonciation) est une église à nef unique dont seule une partie du mur sud est d'époque byzantine. On y trouve encore quelques vestiges de fresques originelles.

Exo-Panagia (Ypananti) (Présentation au Temple) était probablement liée au catholicon d'un monastère byzantin du même nom. Rien de particulier.

Hypapanti (Présentation au temple) ou Panagouda (Petite Notre-Dame) est une église à 2 nefs avec narthex. Les fresques du sanctuaire datent du XVe siècle tandis que le reste de la décoration (statues...) date de 1706.

Megalon Agion Anargiron (Grands Saints Anargyres) a été transformée en 5 nefs au XIXe siècle. Des fresques du XVIIe siècle sont encore visibles dans le sanctuaire.

Megalou Theologou (Grand Théologien) est une ancienne basilique à 3 nefs transformée en église à nef unique couverte d'une toiture à doubles pentes. La décoration peinte originelle (XIIIe) existe encore.

Metamorfossi (Transfiguration) est une église à 3 nefs avec galerie ouverte à l'ouest et tribune réservée aux femmes. Probablement bâtie au XVIe siècle, on y trouve quelques fresques du XVIIe.

Mikri Anargyri (les Petits Saints Indigents) est une basilique à 3 nefs et toit à double pente. Ses fresques datent de 1706.

Panagia de Haviara était au XVe siècle une église à nef unique. Les fresques du mur est du sanctuaire sont de cette époque, les autres datant de 1598. Maintenant nous trouvons une église à 3 nefs avec narthex.

Panagia Dexias est une église à 3 nefs couvertes en charpente. Dans le sanctuaire on peut voir quelques fresques du XIVe siècle.

Panagia Faneromeni (XVIIe siècle) est une église à 3 nefs entièrement rénovées. Quelques vestiges de fresques sont visibles sur le mur sud.

Panagia Gorgoépikoos était à l’origine, au XVe siècle, une église à nef unique. Au XIXe, elle a été intégrée au diakonikon d'une basilique à 3 nefs. Seuls les murs est et sud possèdent encore des fresques du XVe bien conservées.

Panagia Valtessini est une basilique à 3 nefs avec quelques vestiges de fresques du XVIe siècle.

Panagias Pantanassas ou Paleoforitissas est une basilique à 3 nefs avec des fresques contemporaines à la construction du monastère, c'est-à-dire au XVe siècle (partie du mur Nord). Les autres fresques datent de 1730.

Pantocrator est une basilique à 2 nefs avec galerie côté Sud. La majeure partie des fresques antiques datent de 1689 (date de la restauration). Dans la galerie, les fresques datent de 1727.

Profitis Ilias kai Agia Fotini est une basilique à 3 nefs dédiées à deux personnages différents. Du XIXe siècle, elle n’a aucun intérêt particulier.

Theotokos Peribleptos est une église à 3 nefs du XIVe siècle avec un narthex plus récent, une tribune réservée aux femmes et une galerie ouverte au sud. On peut y voir quelques fresques des XVIe et XVIIe siècles.

 

La phase initiale du manoir Sarafoglou remonte au XVIIIe siècle. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, elle acquiert l'image d'une riche demeure urbaine dotée de nombreuses pièces et d'une décoration intérieure remarquable, supprimée pendant la première guerre mondiale par les officiers de l'Adat. Des travaux de restauration permirent d’abriter le musée du folklore de la ville.

Le manoir Sarafoglou occupe une position dominante sur un îlot typique s'étendant autour de l'église post-byzantine de Panagia Valtessini. L'entrée principale mène à une grande cour couverte, pavée de motifs géométriques. A l'étage, les pièces s'ouvrent sur un hall très spacieux, avec des portiques surélevés des deux côtés et une baie vitrée donnant sur la cour.

 

Le musée archéologique de Véria, construit dans les années 1960, abrite des découvertes provenant des sites archéologiques de la préfecture d'Imathia remontant à l'époque hellénistique et romaine. Précédemment, les découvertes étaient conservées dans la zone de l'Hôtel de Ville et d'autres bâtiments publics de la ville. Ses entrepôts contiennent un certain nombre de découvertes importantes de la préhistoire et de l'âge du fer. Dans le jardin se trouvent un grand nombre de pierres tombales et d'autels d'honneur, ainsi que divers types d'inscriptions.

Le musée se trouve au rez-de-chaussée et comprend trois salles d'exposition. La première présente des découvertes d'ensembles funéraires de l'époque hellénistique (récipients, armes, bijoux) et un modèle de tombeau à chambres de Véria. La seconde salle abrite des sculptures, des inscriptions, des vases et des figurines de la période hellénistique, tandis que la troisième contient des sculptures, des portraits, des figurines et des bijoux de la période romaine.

 

Le bâtiment abritant le musée byzantin a été fondé au début du XXe siècle situé dans le quartier préservé de Kyriotissa. Au sud, l'eau d'un bras de Tripotamo actionnait un moulin à farine jusque dans les années 1960. Le bâtiment avait quatre étages, exemple typique de l'architecture de bâtiment industriel de l'époque. Il brûla en 1981 et il ne restait plus que la maçonnerie périphérique et la charpente métallique extrêmement déformée. Le ministère de la Culture, reconnaissant la valeur du bâtiment en tant que monument historique préservé de la ville, a procédé à son expropriation puis à sa restauration et à sa transformation en musée byzantin. Le bâtiment comprend trois étages, étant destiné à abriter une unité thématique indépendante de l'exposition permanente du musée, un rez-de-chaussée avec une boutique, des ateliers d'entretien, des zones de stockage, ainsi que des espaces pour les programmes éducatifs, les expositions périodiques et les conférences. Il est prévu d'agrandir le musée vers le nord avec la restauration de trois maisons anciennes appartenant au ministère de la Santé, sur les remparts de la ville, et leur transformation en petite bibliothèque-salle de lecture, buvette, locaux administratifs et petits entrepôts. L'exposition permanente comprend une partie de la riche collection d'icônes portatives, des peintures murales de temples et de bâtiments séculaires, des sols en mosaïque, des manuscrits et des antiquités, des œuvres de poterie et de micro-arts, des pièces de monnaie et des sculptures sur bois, des trouvailles funéraires, des sculptures architecturales et inscriptions en marbre.